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Aux origines d’un objet de recherche : l’incertitude scientifique dans les médias

Lapin jongleur

La thèse est un travail de Pénélope : en quelques 6 mois seulement, combien de fois ai-je détissé des pans entiers de ce que je pensais avoir cousu ? Ne serait-ce que mon terrain d’analyse, que j’avais solidement brodé durant les deux dernières années, s’est vu changé de trame. Au mieux : il a pris une ampleur plus etoffée, mais qui métamorphose sensiblement le motif que je m’imaginais être en train de broder. Si bien que je me suis résolue à ceci : l’ouvrage ne révelera son dessin qu’au moment du dernier fil assemblé.

Toutefois, afin de ne pas perdre le fil, il est utile de lever le pied du métier à tisser comme je me propose de le faire aujourd’hui, de rembobiner la pelotte pour renouer avec les origines du premier fil tiré : pourquoi ? Pourquoi confectionner une analyse des expression de l’incertitude scientifique dans les médias audiovisuels ?

La revue de la littérature en sciences de l’information et de la communication soulève une tension intrigante : l’incertitude est inhérente à la science, tandis que les médias tendraient à passer sous silence ou à réduire l’incertitude. La médiatisation des sciences est-elle alors une entreprise vouée à la trahison, si ce n’est à l’échec ? Par-delà ce constat, toutes les études sur les modes de diffusion des savoirs – qui sont également une construction et un processus de validation des savoirs (Jeanneret, 1994 ; Babou, 1999) – sont pertinentes d’un point de vue anthropologique et sociologique, dans la mesure où elles s’intéressent au rapport de l’homme à la connaissance. Enfin, dans un contexte où l’on déplore, peut-être trop hâtivement, un temps de méfiance à l’égard des sciences comme des médias, un temps de relativisme, il importe de se demander quelles répercussions pourraient éventuellement susciter la médiatisation ou l’escamotage des incertitudes pourtant au cœur de la connaissance, qu’elle soit scientifique ou non.

Il me démangeait de vérifier ce présupposé, cette inférence résultant de la comparaison entre deux constats que je n’ai jamais vu, jusqu’alors, confrontés. Mes travaux propédeutiques, réalisés à l’occasion d’un mémoire de Master pendant deux ans, ont confirmé mon intuition première[2] : la réalité n’est pas aussi simple et tranché que cela ; l’incertitude trouve des espaces de déploiement, du moins dans les programmes dédiés à la vulgarisation des sciences (Selhausen-Kosinski, 2022a). C’est là la posture de l’étonnement, qui pousse à s’interloquer : vraiment ?

Lapin jongleur
Jongler avec l’incertain – © Pénélope Selhausen-Kosinski, 2022

Un discours scientifique modalisé, et un discours médiatique certifiant ?

Il est nécessaire de débuter cette introspection en précisant ce qui constitue mon attrait somme toute personnel pour l’étude des savoirs scientifiques : ils sont irréductiblement incertains. Et pourtant, cela ne les empêche pas de constituer un socle efficace d’un point de vue cognitif et pragmatique pour les individus, afin qu’ils s’oritentent dans un monde incertain. Cela peut paraître contre-intuitif, pour qui la première familiarisation avec ces savoirs est avant tout scolaire, pédagogique, puisqu’à l’école, ils sont enseignés sur un mode didactique qui intègre difficilement le doute pour des raisons notamment pragmatiques (Favre, 2016 ; Coquidé, 2018).

Pourtant, nombreux sont les scientifiques et les épistémologues qui reconnaissent le caractère non seulement irréductible mais également heuristique, enrichissant de l’action de douter au sein du processus de construction de la connaissance (e.g Popper, 1973/1ère éd. 1934 ; Morin, 1986 ; Troubé, 2002). Cela s’illustre notamment dans les discours scientifiques primaires, ceux qui circulent à l’intérieur de la communauté scientifique (par exemple, les articles, les colloques…). Des linguistes se sont attachés à relever les marques de modalisation, c’est-à-dire d’incertitude et de relativisation, dans ces écrits scientifiques (Sionis, 2002 ; Vold, 2008 ; Rinck, 2010).

« Avec l’idole de la certitude (qui inclut celle de la certitude imparfaite ou probabilité) tombe l’une des défenses de l’obscurantisme, lequel met un obstacle sur la voie du progrès scientifique. […] La conception erronée de la science se révèle dans la soif d’exactitude »

Karl Popper, 1973/1ère éd. 1934 : 286–287

Mais que se passe-t-il dès lors que ces savoirs sont diffusés à un public plus large ? Dans les médias, les savoirs scientifiques seraient davantage présentés comme aboutis plutôt que comme irrésolument en mouvement, contrairement au discours universitaire qui intègre leur caractère provisoire et mouvant (Brasquet-Loubeyre, 1994). Pourquoi ? La revue de la littérature propose plusieurs raisons, complémentaires, pour éclairer de processus de certification. Une première piste se situe du côté de la sociologie des médias. Des contraintes structurelles favorisaient un effet de loupe, afin de répondre à un besoin de réassurance, des journalistes comme des publics présumés (Sicard, 1997 ; Dumas-Mallet, 2019). Citons notamment les contraintes temporelle et de primauté de l’information, exercées sur les rédactions et les journalistes dans les organes de presse. « le sensationnalisme recherché par les médias ne donne pas sa place à l’avancée lente et continue de la découverte scientifique » (Kugler, 1995 : 3). Il y aurait également, au-delà des contraintes écinomiques et formelles du journalisme, une différence culturelle trop importante entre les sphères médiatique et scientifique, résultant en une incompréhension. « Le scientifique vit dans le doute et le conditionnel, ce que le journaliste comprend mal. » (Kugler, 1995 : 2). Selon Michèle Leclerc-Olive, dans le cadre financier, le désir de sécurité des acteurs économiques transforme souvent trop promptement les incertitudes en certitudes : « les manières de dire l’incertain, et d’énoncer les résultats fondamentaux des théories de l’aléatoire, témoignent du danger qu’il y a à se contenter d’un simple transcodage paresseux, de formulations simplificatrices pour énoncer ces propositions dans les langues naturelles » (Leclerc-Olive, 2010 : 123). Cela nous amène à une autre hypothèse, plus psychologique ou neurologique : celle d’une faible tolérance de l’esprit humain à l’incertitude.

« Il vient un temps où l’esprit aime mieux ce qui confirme son savoir que ce qui le contredit, où il aime mieux les réponses que les questions. Alors l’instinct conservatif domine, la croissance spirituelle s’arrête. »

Gaston Bachelard (1967/1ère éd. 1934 : 18)

Connaissance de la connaissance

Le rapport des individus en société au savoir n’est pas immuable. Dans cette perspective, Edgar Morin s’est intéressé dans toute son œuvre non pas seulement à la connaissance, mais à la connaissance de la connaissance (Morin, 2008/1è éd. 1986), c’est-à-dire à cette refléxivité dont les humains sont capables d’adopter à l’égard de la connaissance, et de ses modes de construction. Ce savoir sur le savoir étant, pour l’épistémologue, justement le savoir philosophique et scientifique le plus incertain, ainsi que le moins connu qui soit.

L’on présente souvent, peut-être caricaturalement, la science moderne du 19è siècle comme celle de la certitude scientifique en miroir de la croyance religieuse, de la foi dans le progrès, voire du scientisme. Les années 1970, à la suite de désillusions sociales, politiques, ou techniques, à la suite de bouleversements épistémologiques comme la physique quantique au cours du 20è siècles, auraient inauguré une ère de la post-modernité, érodant les certitudes (Lyotard, 1979 ; Prigogine et Stengers, 1996 ; Picq, 2014 ; Troubé 2022). Dès lors, la relation de l’homme occidental aux certitudes, scientifiques ou non, en auraient transformé. Ce changement anthropologique ou social aurait trouvé un écho dans la façon de communiquer les sciences ; alors que le succès populaire des sciences aux 19è-20è siècle devait beaucoup à la certitude de l’objectivité scientifique (Feldman, 2002), la diffusion des savoirs au 21è siècle serait davantage empreinte d’incertitude. Quasiment absentes jusqu’alors, les incertitudes, principalement sous la forme des controverses scientifiques et techniques, se déploient dans le débat public, les discours de vulgarisation et la sphère médiatique (Grison, 2015 : 41). Cela contrevient déjà aux prémisses de mes recherches, qui suggérait plutôt l’escamotage des incertitudes par les organes médiatiques.J’ai également montré, dans une précédente notice, le focalisation sociétale et médiatique actuelle sur la notion d’incertitude, particulièrement depuis la pandémie de Covid-19 dès 2020 (Selhausen-Kosinski, 2022b).

« En raison de ses succès, une assimilation a été faite entre science et progrès – les progrès de la science étant censés certifier ceux de la société tout entière. Comme on le sait, on a assisté, ces dernières décennies, à des remises en cause de ce qui avait longtemps paru à la plupart une évidence. Dans une réaction habituelle, des tendances sceptiques ont succédé au dogmatisme du scientisme »

Feldman, 2022

Communiquer l’incertitude : quelles opportunités ou risques pour le discours scientifique ?

Enfin, bien que ne considère pas ma recherche comme une recherche « engagée », que je m’abstienne de toute prétention à rédiger un livre blanc de conseils sur ce que devrais, ou non, être la communication scientifique demain, il n’en reste pas moins que cet objet d’études me préoccupe également pour ses implications sociétales. En effet, une communication insuffisante ou maladroite de l’incertitude représenterait des risques pour la prise de décision, et engendrerait éventuellement des conséquences défavorables pour la pratique scientifique (Rey et al., 2018).

Comme nous l’avons déjà esquissé, l’incertitude souffre parfois d’une mauvaise presse : une partie de la littérature la présente comme intolérable, ou tout du moins difficilement tolérée (Troubé, 2002) par l’être humain, en tant qu’être vivant et être social plus spécifiquement. Il existerait une certaine addiction aux certitudes (Favre, 2013), une aversion à l’incertitude (Beck, 1986) ou tout du moins une tendance naturelle à édifier des mythes certifiants pour des raisons de réassurance (Bronner, 1997).

En effet, la réduction des incertitudes pourrait s’avérer dommageable à l’encontre de l’activité de médiation scientifique. Le discours qui fait taire toute nuance, qui cherche uniquement la confirmation et non la confrontation ou le débat, est celui des complotistes par exemple (Nicolas, 2014) : ils doutent de tout, pour ne douter de rien, refuser le doute. Donc, l’expression scientifique des incertitudes ne serait pas simplement leur mise au jour, leur explicitation, mais aussi leur explication. Mais alors, nous approchons la frontière du déontique, de l’axiologique, de ce qui devrait ou non être : là, ma mission de chercheuse-fileuse ne peut s’y aventurer.

Communiquer une science qui doute serait contre-productif selon certains auteurs, puisqu’elle donnerait à voir une science douteuse. Après avoir été relativement tues, les incertitudes scientifiques seraient extrapolées, parfois à dessin, afin de discréditer les sciences et de les assimiler à des opinions (Girel et Proctor, 2013). La mise en exergue de l’incertitude est ainsi une stratégie de communication visant à « décrédibiliser ou semer le doute, et brouiller le vrai du faux » (Libaert et Allard-Huver, 2014 : 91). Le relativisme et le scepticisme contestataires depuis les années 1970 aurait érodé la confiance et la certitude portées à l’égard des sciences (De Closets, 2014). Mais là-encore, ce présupposé mérite d’être interrogé. D’autres auteurs ont montré que l’escamotage des incertitudes, plutôt que leur aveu, susciterait la défiance et diminuerait la scientificité du discours de diffusion des savoirs. Mauz et Granjou (2005) ont notamment montré, à la suite des travaux de Wynne (2001, 2002, 2007), en quoi la présumée défiance de certains publics à l’égard des sciences ou des scientifiques tiendraient davantage à une faible reconnaissance des incertitudes de la part des institutions scientifiques et des autres acteurs sociaux impliqués dans la diffusion d’informations scientifiques (associations, acteurs politiques et économiques…). Le public serait conscient, plus qu’on ne l’imagine parfois, de l’inhérence du doute à l’activité scientifique, et serait disposé à la reconnaître. L’icommunicabilité et l’irrecevabilité de l’incertitude tiendrait davantage de l’institution médiatique et de la temporalité médiatique, qui s’accomoderaient mal du caractère lent et provisoire de l’activité scientifique (Grison, 2015).

Tisser, détisser, retisser

Voici pourquoi je tisse, et détisse, mais recommence tout de même à tisser le lendemain. Pas toujours avec le même entrain, certes. Mais l’entrain se niche dans un paradoxe identifié dans la revue de la littérature il y a quelques mois : rembobiner sa pelotte de pensée de temps en temps permet de renouer avec le sens que l’on initiale de sa recherche. Quand bien même l’on ne sait pas encore à quoi ressemblera exactement la tapissera finale, la rétrospection permet d’aborder l’avenir avec moins… d’incertitude.


Bibliographie

  • Babou, I. (1999, décembre). Science, télévision et rationalité, Analyse du discours télévisuel à propos du cerveau (Theses, Université Paris-Diderot – Paris VII). Repéré à https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00007469
  • Bachelard, G. (1967). La formation de l’esprit scientifique. Contribution à une psychanalyse de la connaissance objective. (5è édition). Paris : Librairie philosophique : J. VRIN.
  • Beck, U. (2008). La société du risque: sur la voie d’une autre modernité. Paris : Flammarion.
  • Brasquet-Loubeyre, M. (1994). Marques de didacticité dans des discours de vulgarisation scientifique à la radio. Les Carnets du Cediscor. Publication du Centre de recherches sur la didacticité des discours ordinaires, (2), 115‑125. doi:10.4000/cediscor.585
  • Bronner, G. (1997). L’incertitude. Paris : Presses universitaires de France.
  • de Closets, F. (2014). La science, de l’excès d’honneur à l’excès d’indignité: Dans La science en question(s) (p. 15‑23). Éditions Sciences Humaines. doi:10.3917/sh.wievi.2014.01.0015
  • Coquidé, M. (2018). Ignorance, hasard, incertitude, risque : des enjeux pour une éducation scientifique émancipatrice. Recherches en éducation, (34). doi:10.4000/ree.1837
  • Favre, D. (2013). L’addiction aux certitudes: ce qu’elle nous coûte et comment s’en sortir. Éditions Yves Michel. Repéré à https://books.google.fr/books?id=7\_wdngEACAAJ
  • Favre, Daniel. (2016). Chapitre 15. L’éducation aux incertitudes… et à l’humour. Dans Éduquer à l’incertitude (p. 189‑207). Paris : Dunod. Repéré à https://www.cairn.info/eduquer-a-l-incertitude–9782100739790-p-189.htm
  • Feldman, J. (2002). Objectivité et subjectivité en science. Quelques aperçus. Revue européenne des sciences sociales, (XL‑124), 85‑130. doi:10.4000/ress.577
  • Grison, P. (2015, 2 juin). Les questions scientifiques et techniques sensibles dans le média exposition : le cas de la thématique alimentation et santé et du musée du pôle de compétitivité de la filière fruits et légumes (phdthesis, Université d’Avignon). Repéré à https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01276091
  • Jeanneret, Y. (1994). Les images de la science. Communication et langages, 99(1), 54‑73. doi:10.3406/colan.1994.2494
  • Kugler, M. (1995). La communication scientifique : communication ou information ? Communication et organisation, (8). doi:10.4000/communicationorganisation.1813
  • Leclerc-Olive, M. (2010). Crise financière et espace public : traduire le langage de l’aléatoire. Hermès, La Revue, 56(1), 121‑128. doi:10.4267/2042/37493
  • Libaert, T. et Allard-Huver, F. (2014). La communication sur les sujets sensibles au prisme des sciences de l’information et de la communication. Communiquer. Revue de communication sociale et publique, (11), 81‑100. doi:10.4000/communiquer.574
  • Lyotard, J.-F. (2009). La condition postmoderne rapport sur le savoir. Paris : Editions de Minuit. Repéré à http://banq.pretnumerique.ca/accueil/isbn/9782707338709
  • Mauz, I. et Granjou, C. (2005). L’incertitude scientifique explique-t-elle la défiance ? Le cas de la réception des résultats du suivi scientifique du loup. P. Allard, D. Fox et B. Picon (dir.), Communication présentée au Incertitudes et environnement. La fin des certitudes scientifiques, Arles, France (p. 383‑396). Repéré à https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00382903
  • Morin, E. (2008). La méthode  / Edgar Morin. Paris : Ed. du seuil.
  • Nicolas, L. (2014). L’évidence du complot : un défi à l’argumentation. Douter de tout pour ne plus douter du tout. Argumentation et analyse du discours, (13). doi:10.4000/aad.1833
  • Picq, P. (2014). Homo et la fin des certitudes. Communications, 95(2), 19‑30. doi:10.3917/commu.095.0019
  • Popper, K. R. (1973). La logique de la découverte scientifique. Paris : Payot.
  • Prigogine, I. et Stengers, I. (1996). La fin des certitudes: temps, chaos et les lois de la nature. Paris : Editions O. Jacob.
  • Proctor, R. N. et Girel, M. (2013). Robert Proctor et la production de l’ignorance. Critique, n° 799(12), 992. doi:10.3917/criti.799.0992
  • Rey, F.-C., Bertin, M. et Atanassova, I. (2018). Une étude de l’incertitude dans les textes scientifiques : vers la construction d’une ontologie. C. Roche (dir.), Communication présentée au TOTh 2018 Terminology & Ontology: Theories and applications, Chambéry, France (vol. TOTh 2018, p. 229‑242). Repéré à https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01755245
  • Rinck, F. (2010). L’analyse linguistique des enjeux de connaissance dans le discours scientifique. Un état des lieux. Revue d’anthropologie des connaissances, Vol 4,  3(3), 427‑450. doi:10.3917/rac.011.0427
  • Selhausen-Kosinski, P. (2022a, juin). Du procès de l’ignorance au plaidoyer de l’incertitude en communication scientifique : traitement et expression des incertitudes scientifiques à la radio française de service public : une étude synchronique (Master’s Thesis, Université de Lorraine). Repéré à https://hal.univ-lorraine.fr/hal-03863878
  • Selhausen-Kosinski, P. (2022b, août). Incertitude. Centre de recherche sur les médiations. Repéré à https://hal.univ-lorraine.fr/hal-03760803
  • Sicard, M.-N. (1997). Pratiques journalistiques et enjeux de la communication scientifique et technique. Hermès, La Revue, 21(1), 149‑155. doi:10.4267/2042/15050
  • Sionis, C. (2002). Quelques spécificités de la modalisation dans le discours scientifique. ASp, (35‑36), 49‑59. doi:10.4000/asp.1602
  • Troubé, S. (2022). La rationalité scientifique comme travail de l’incertain : deuil et destins de la quête de certitude. In Analysis, S254236062200021X. doi:10.1016/j.inan.2022.03.016
  • Vold, E. T. (2008). Modalité épistémique et discours scientifique. Université de Bergen.
  • Wynne, B. (2001). Creating Public Alienation: Expert Cultures of Risk and Ethics on GMOs. Science as Culture, 10(4), 445‑481. doi:10.1080/09505430120093586

[1] Cf. notes THESE_ICCOMSCI_lectures_comsc

[2] Analyse du discours et de l’énonciation réalisé sur un corpus d’émissions de radio de vulgarisation scientifique du groupe Radio France, ainsi qu’entretiens avec les animateurs-producteurs de certains de ces programmes (Etienne Klein, Nicolas Martin).