Ressources numériques en sciences humaines et sociales OpenEdition Nos plateformes OpenEdition Books OpenEdition Journals Hypothèses Calenda Bibliothèques OpenEdition Freemium Suivez-nous

[communication] Séminaire MSH-Alpes | Observer et figurer la recherche scientifique : les représentations des planètes lointaines (“Sciences et communication : explorer les origines, projeter l’habitabilité”)

Observer et figurer la recherche scientifique : les représentations des planètes lointaines - MSH Alpes

Communication le vendredi 11 avril 2025 au séminaire “Sciences et communication : explorer les origines, projeter l’habitabilité” (organisé par la MSH-Alpes et le GRESEC au sein de l’Observatoire sciences-société (OSS), dans le cadre du volet SHS du PEPR Origins et du CDT Origin of life).

Site internet du séminaire : https://www.msh-alpes.fr/actualites/observer-et-figurer-recherche-scientifique-representations-planetes-lointaines

Intitulé de la communication : L’habitabilité des exoplanètes : une certaine possibilité, une possibilité certaine – analyse de modalisation du discours audiovisuel.

Résumé : Dès les premières annonces médiatiques de découvertes d’exoplanètes, dont la première non invalidée ultérieurement date de 1995, la question de leur habitabilité irrigue le discours journalistique. Ces objets célestes ouvrant un vaste « champ des possibles » placent la probabilité et l’ordre du possible au cœur de leur médiatisation. Cette communication propose d’analyser la modalisation, soit l’expression de l’incertitude qui leur est associée dans la parole médiatique comme dans la parole scientifique au sein d’un corpus audiovisuel contemporain. Cela nous permettra de qualifier les modalités de traitement médiatique de l’habitable, du potentiel, et d’identifier d’éventuels glissement discursifs vers une quasi-certification.

Bibliographie indicative :

  • Carnel, J.-S. (2024, février 9). La recherche de nos origines, un sujet d’actualité ? [Séminaire]. Sciences et communication : imaginaires des origines, Grenoble, MSH-Alpes. https://www.msh-alpes.fr/recherche/seminaires/sciences-et-communication-imaginaires-origines
  • Gosselin, L. (2014). Sémantique des jugements épistémiques : Degré de croyance et prise en charge. Langages, N° 193(1), 63‑81. https://doi.org/10.3917/lang.193.0063
  • Jeanneret, Y. (1994). Les images de la science. Communication et langages, 99(1), 54‑73. https://doi.org/10.3406/colan.1994.2494
  • Lafon, B., & Carnel, J.-S. (2022). De l’exploration à l’exploitation ? Nouvelles frontières de l’espace et du social. Questions de communication, 42, 9‑23. https://doi.org/10.4000/questionsdecommunication.29534
  • Maingueneau, D.  (2007). 3. Du discours rapporté à la polyphonie. Dans Maingueneau, D., L’énonciation en linguistique française (p. 158-168). Hachette Éducation
  • Scheffel-Dunand, D. (2003). Étude psycholinguistique et phonostylistique de la voix de la certitude dans le discours spontané oral et de la perception du phénomène par des natifs francophones et des non natifs. [Thèse de doctorat, Université Jean Moulin – Lyon 3]. IDREF : 073930172.
  • Sicard, M. (1997). Les paradoxes de l’image. Hermès, n° 21(1), 45‑54. https://doi.org/10.4267/2042/15041
  • Sicard, M. (1998). Chapitre VI. Le refus de l’image. Carl von Linné (1707-1778). Dans Sicard, M., La Fabrique du regard (p. 79‑84). Odile Jacob
  • Sionis, C. (2002). Quelques spécificités de la modalisation dans le discours scientifique. ASp, 35‑36, 49‑59. https://doi.org/10.4000/asp.1602
  • Vion, R. (2006). Reprise et modes d’implication énonciative. La linguistique, 42(2), 11‑28

Doctorales du Crem 2025

Communication le mardi 1er avril aux Doctorales du Crem 2025 (Université de Lorraine, Metz).

Site des journées doctorales du Crem : https://crem.univ-lorraine.fr/recherche/appels-a-contributions/doctorales-du-crem-2025#:~:text=Les%20doctorales%20du%20Crem%20sont,retours%20d’expériences%20entre%20doctorants.

Intitulé de la communication :

De la typologisation : tissages et détissages

Doctorales du Crem 2025 – De la typologisation : tissages et détissages – Pénélope Selhausen-Kosinski, Crem (Université de Lorraine)

Résumé : Cette communication s’attache à dérouler le fil des différents doutes méthodologiques rencontrés dans le cadre de ma thèse sur les traitements et expressions des incertitudes scientifiques dans les médias audiovisuels français. J’y expose les différentes « ficelles » (Becker, 2002) tirées afin de les dépasser, en me concentrant particulièrement sur les questionnements relatifs à la typologisation d’un corpus médiatique dans une démarche comparative. Définir des genres médiatiques au sein d’un environnement complexe et hybride fait effectivement saillir de nombreux obstacles classificatoires. Nous verrons comment un processus constant – mais provisoire – de tissage et de détissage peut conduire à envisager de nouvelles hypothèses de recherche, dans un dialogue continu entre le « penser » et le « classer ». En somme, cette contribution témoigne que des errements en apparence purement méthodologiques sont en réalité au cœur de la réflexion théorique, et font déjà partie intégrante de l’analyse. Le risque de vertige taxonomique dès lors outrepassé par des choix assumés, le doute méthodologique se révèle profondément heuristique.

Doctorales SFSIC 2024

Communication le jeudi 6 juin 2024 aux Doctorales de la SFSIC 2024 – en partenariat avec le Crem (Université de Lorraine, Nancy).

Site des journées doctorales : https://www.sfsic.org/evenements-sfsic/doctorales-sfsic/doctorales-sfsic-2024/

Intitulé de la communication :

Traitement des incertitudes scientifiques par les médias audiovisuels français

Journées doctorales de la SFSIC 2024 – Traitement des incertitudes scientifiques dans les médias audiovisuels français – Pénélope Selhausen-Kosinski, Crem (Université de Lorraine)

Résumé : Cette communication vise à caractériser le traitement médiatique des incertitudes scientifiques ainsi qu’à esquisser des hypothèses quant aux facteurs à même d’expliquer ces modalités discursives. En effet, scientifiques comme journalistes travaillent au quotidien avec l’incertain, l’imprévisible ou le temporaire ; pourtant, ces deux cultures socio-professionnelles ne les gèrent pas de la même manière. Alors que la revue de la littérature tend à constater une réduction de l’incertitude scientifique lors du processus de médiatisation, cette analyse du discours d’un corpus radiophonique et télévisuel (1960-2023) accompagnée d’entretiens semi-directifs avec les professionnels de l’audiovisuel en France propose de caractériser ses divers traitements ainsi que les facteurs y présidant

Abstract : The aim of this paper is to characterize the media’s handling of scientific uncertainties, and to sketch out hypotheses concerning the factors able to explain these discursive modalities. Scientists and journalists daily work with the uncertain, the unpredictable and the temporary, yet these two socio-professional cultures do not deal with them in the same way. While the state of art tends to diagnose a reduction in scientific uncertainty during the mediatization process, this discourse analysis of a radio and television corpus (1960-2023), supported by semi-structured interviews with audiovisual professionals in France, proposes to characterize its various treatments, as well as the factors which determine them.

Conférence de la SSCM 2024 | Durabilité et résilience dans la communication et les médias – Université de Neuchâtel

The implications of radiodigitalization for scientific information treatment

Communication le mercredi 19 avril 2023 au CICDS 2023 – “Construction(s) et réception(s) de la science aujourd’hui” (CY Paris CERGY UNIVERSITÉ).

Site de la conférence : https://sgkm2024.unine.ch/?page_id=2&lang=fr

“Le journalisme, les médias et la communication font face à des défis majeurs : crises politiques, sociétales, écologiques, internationales ou économiques, émergence de technologies disruptives ou encore multiplication des plateformes de diffusion chamboulent leurs conditions d’exercice. Le champ de la communication et des médias s’adapte et accompagne ces changements majeurs tout en les visibilisant. Comment les chercheuses, chercheurs, praticiennes et praticiens s’interrogent ensemble sur ces bouleversements, mais aussi sur les réponses qu’y apportent les actrices et acteurs de la communication et des médias, et sur les nouveaux modèles qui se dessinent? Quels sont les types de résilience déployés par les praticien-ne-s et les chercheuses et chercheurs en communication et en médias dans le contexte actuel ? Et quelles sont les solutions durables qu’elles et ils imaginent dans leur domaine respectif ?” | SSCM 2024

Intitulé de la communication : 

The implications of radiodigitalization for scientific information treatment

<object class="wp-block-file__embed" data="https://skeptoscope.hypotheses.org/files/2024/04/SGKM2024-SELHAUSEN-KOSINSKI_compressed.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="SSCM2024, Unine – The implications of radiodigitalization for scientific information treatment – <a href="https://skeptoscope.hypotheses.org/files/2024/04/SGKM2024-SELHAUSEN-KOSINSKI_compressed.pdf">Pénélope Selhausen-Kosinski, <em>Crem (Université de Lorraine)</em>SSCM2024, Unine – The implications of radiodigitalization for scientific information treatment – Pénélope Selhausen-Kosinski, Crem (Université de Lorraine)Télécharger

Dire que le journalisme et ses pratiques professionnelles, qui font partie de l’industrie culturelle et éditoriale, ont été bouleversées par l’avènement du numérique (Saemmer, 2017), est devenu une évidence observable et déjà bien documentée (e.g. Antheaume, 2016). Derrière cette affirmation, il demeure toutefois des terrains et des contextes à analyser. Cette contribution voudrait s’intéresser plus spécifiquement à la transformation du traitement et de la diffusion de l’information scientifique par la radio qui a évolué vers la radionumérie, définie par Séverine Equoy-Hutin comme l’ensemble des « […] productions sonores codées en numérique disponibles sur internet ainsi que les contenus enrichis qui accompagnent le sonore » (2022 : 162). Elle désigne la métamorphose de la radio en un média non plus seulement oral et instantané, mais désormais écrit, imagé, hypertextualisé et durable, délinéarisé. La diffusion d’informations s’en trouve dès lors modifiée pour les stations. Considérant que les instances médiatiques sont des acteurs prépondérants de la communication scientifique, et qu’ils représentent une source importance d’information en contexte de crise de santé publique (Fleerackers et al., 2022), leurs choix éditoriaux s’avèrent déterminants pour la construction et la diffusion d’informations fiables et durables en contexte incertain.

Ces dispositifs numériques à même de renouveler les pratiques informationnelles des citoyens conduit à s’interroger sur leur efficience dans un contexte épistémologique et social régi par l’incertain (eg. Beck, 2008[1986]s ; Prigogine et Stengers, 1996). En quoi la radionumérie, via l’archivage et l’enrichissement (para)textuel du média sonore, engage-t- elle une manière particulière de traiter l’information scientifique et ses incertitudes ? Les radios nationales françaises investissent-elles toutes de manière similaire ce dispositif numérique ? Enfin, que cela induit-il dans le traitement de l’incertitude relative aux nouvelles scientifiques ?

En réponse à l’axe « informer et communiquer face aux nombreux défis actuels », cette communication présente une analyse socio-discursive des stratégies éditoriales du média radiophonique français contemporain. Elle se fonde sur l’étude d’un corpus sonore et textuel d’émissions d’information scientifique diffusées entre 2010 et 2023 par les stations nationales généralistes publiques (Radio France) et privées (BFM, RTL, RMC, Europe 1) ainsi que de leurs pages internet de réécoute. A partir d’un corpus de 700 émissions traitant de sciences entre 1960 et aujourd’hui, nous avons retenu pour cette contribution les 100 émissions proposant une version radionumérique. L’analyse du discours est enrichie et complétée par des entretiens semi-directifs menés auprès d’animateurs-producteurs desdites radios. Nous montrerons d’une part en quoi, spécifiquement depuis la pandémie de Covid-19, ces acteurs médiatiques reconsidèrent l’information scientifique ; et d’autre part en quoi la radionumérisation est investie par ces derniers afin de maîtriser, à défaut de réduire, les incertitudes inhérentes aux sciences.

Antheaume, A. (2016). Le journalisme numérique. Presses de Sciences Po. doi:10.3917/scpo.anthe.2016.01

Beck, U. (2008). La société du risque : sur la voie d’une autre modernité. Paris : Flammarion. (Première édition en langue allemande, 1986)

Equoy Hutin, S. (2022). L’écriture radiophonique en environnements numériques : le cas du magazine. Paris : Classiques Garnier.

Fleerackers, A., Riedlinger, M., Moorhead, L., Ahmed, R. et Alperin, J. P. (2022). Communicating Scientific Uncertainty in an Age of COVID-19: An Investigation into the Use of Preprints by Digital Media Outlets. Health Communication, 37(6), 726 738. doi:10.1080/10410236.2020.1864892

Prigogine, I. et Stengers, I. (1996). La fin des certitudes : temps, chaos et les lois de la nature. Paris : Editions O. Jacob.

Saemmer, A. (2017). Interpréter l’hyperlien en contexte pédagogique : éléments d’une sémiotique sociale : Le français aujourd’hui, N° 196(1), 25 34. doi:10.3917/lfa.196.0025

cicds-2023 : Premier Colloque International sur la Construction et la Diffusion de la Science

CICDS 2023 - les incertitudes légitimées et légitimantes

Communication le mercredi 19 avril 2023 au CICDS 2023 – “Construction(s) et réception(s) de la science aujourd’hui” (CY Paris CERGY UNIVERSITÉ).

Site du colloque : https://cicds-2023.sciencesconf.org

Intitulé de la communication :

Les incertitudes des sciences légitimées et légitimantes : le cas des émissions de diffusion des savoirs à la radio française de service public

CICDS 2023 – les incertitudes légitimées et légitimantes – Pénélope Selhausen-Kosinski, Crem (Université de Lorraine)

Si l’épisode pandémique de la Covid 19 a activé les démarches de fact-checking des médias investis de la mission de distinguer le vrai du faux scientifique, il a surtout mis sur le devant de la scène sociale et médiatique la question de l’incertitude des sciences. Cette communication voudrait questionner la place et l’expression de cette « zone grise » du savoir qu’est l’incertitude dans la communication scientifique grand public, en particulier dans des émissions radiophoniques produites par le service public.

Le statut épistémologique de l’incertitude a été sujet à variation, de l’émergence de la science classique (XVIè siècle) à aujourd’hui : le passage d’un principe déterministe à un principe d’incertitude illustre ce que Prigogine et Stengers ont nommé la « fin des certitudes » scientifiques (1996). Les incertitudes inhérentes à la recherche ont également été différemment présentées aux publics non spécialistes : après s’être conformée à l’idée positiviste d’une certitude de progrès scientifique jusque dans les années 1970 (De Closets, 2014), la médiatisation des sciences expose aujourd’hui davantage les controverses, les incertitudes scientifiques et sociotechniques. Se dessine alors une tension : sans réduire l’espace public aux médias, et sans exagérer leur omnipotence, ils concourent néanmoins à la structuration, à la mise en visibilité et à une certaine légitimation des acteurs sociaux (Pailliard, 2019). Or, la place croissante accordée à l’incertitude dans la communication scientifique, la reconnaissance par les chercheurs eux-mêmes du caractère incomplet, imprécis ou provisoire de leur travail semblent de nature à questionner la légitimité de la science, ou, à tout du moins, le modèle classique de la vulgarisation assimilant le scientifique à celui qui sait (Raichvarg et Jacques, 2003). Envisagés comme des espaces de co-production du savoir par des scientifiques invités et des journalistes (assumant un double statut de vérificateurs et de médiateurs), les discours médiatiques concurrent donc à la construction de la légitimité sociale des sciences, cette dernière ne coïncidant par nécessairement avec la légitimité professionnelle des chercheurs.

Cette communication s’inscrit dans un travail de recherche déjà entamé sur les formes d’expression de l’incertitude dans la communication scientifique à travers les médias radiophoniques français de service public. Le service public occupe une place particulière dans le processus de légitimation des discours et acteurs en raison de son caractère officiel et sa mission de service public détaché des intérêts catégoriels. Il s’agit ici d’exploiter le matériau d’entretiens recueillis auprès des animateurs-producteurs des programmes La méthode scientifique et Science en questions (France Culture), augmenté de l’analyse de leur discours, et de celui des chercheurs invités, afin d’interroger le statut accordé à l’incertitude dans la ligne éditoriale, la manière dont elle est appréhendée, négociée, lorsqu’elle survient dans l’échange.

Le choix de ce terrain résulte des spécificités de l’écriture de ces programmes enregistrés dans les conditions du direct et conduits sur le mode de la discussion libre, laissant transparaître les hésitations, les silences et les réactions spontanées… Comment les émissions de communication scientifique de service public négocient- elles des injonctions apparemment contradictoires : celles des cultures scientifique (savoirs partiels, provisoires) et journalistique (savoirs stabilisés, aboutis ; Brasquet-Loubeyre, 1994) ? Cette analyse a pour le moment mis en exergue une pleine intégration de l’incertitude au sein de la ligne éditoriale des émissions, mais aussi sa prééminence dans le discours des chercheurs invités. Ces conclusions préliminaires nuancent donc l’incompatibilité présumée entre l’expression du doute scientifique (légitimité scientifique) etl’authentification certification médiatique (légitimité sociale), et dépassent la commune dichotomie scientisme-scepticisme.

Brasquet-Loubeyre, M. (1994). Marques de didacticité dans des discours de vulgarisation scientifique à la radio. Les Carnets du Cediscor. Publication du Centre de recherches sur la didacticité des discours ordinaires, (2), 115-125. doi:10.4000/cediscor.585

de Closets, F. (2014). La science, de l’excès d’honneur à l’excès d’indignité: Dans La science en question(s) (p. 15‐23). Éditions Sciences Humaines. doi:10.3917/sh.wievi.2014.01.0015

Pailliart, I. (2019). Chapitre 7. Médiatisation et espace public. Dans : Benoît Lafon éd., Médias et médiatisation: Analyser les médias imprimés, audiovisuels, numériques (pp. 191-211). FONTAINE: Presses universitaires de Grenoble. https://doi.org/10.3917/pug.lafon.2019.01.0191

Prigogine, I. et Stengers, I. (1996). La fin des certitudes: temps, chaos et les lois de la nature. Paris : Editions O. Jacob.

Raichvarg, D. et Jacques, J. (2003). Savants et ignorants: une histoire de la vulgarisation des sciences (Nouv. éd.). Paris : Éd. du Seuil.

Affiche CICDS 2023 © CY Paris Cergy Université